Vous préférez écouter mon article ? Je vous le lis ici (3’27 »):
L’écrit vous convient ? Bonne lecture !
Résumé
0:00 NOUVEAUTÉS ! #intro
3:14 Début
3:27 Lecture : « Je ne suis pas un expert »
5:47 Suis-je contre notre système médical ?
6:55 C’est toujours l’élève qui choisit ou non d’intégrer
7:13 »Quelqu’un qui aurait autorité sur moi serait quelqu’un qui m’augmenterait. »
7:22 Intervention de Michel Serres :
https://www.youtube.com/watch?v=GeJgTmZ9EBc&t=13s
7:41 Suite du podcast
11:24 Être « un peu bon partout », mais on ne peut pas tout faire
11:51 Dan Green : The best you are at something, the worst you are at everything else
13:05 La plupart du temps, l’information la plus populaire est fausse
14:00 Exemple sur l’assimilation du sucre et les mauvaises interprétations
15:40 OGTT – Oral Glucose Tolerance Test
16:30 On peut accepter publiquement de s’être trompé… mais c’est rare
18:04 La science cherche à prouver qu’elle a tort
18:17 ‘La science a dit que’ = Culte scientifique
19:00 « Le plus probable/le moins faux possible »
19:30 Les croisades scientifiques
Cet article est à la fois simple et direct :
Personne ne devrait « croire aveuglément » un expert, quel que soit le domaine.
Attention, un expert peut être excellent, mais s’il ne connaît pas votre contexte … même le meilleur médecin / thérapeute du monde ne pourra pas s’occuper de vous correctement au bout de 10’ d’entretien.
Ce que je souhaite dénoncer ici n’est pas l’expertise, mais bien ce que l’on fait avec les experts : on les transforme en une sorte de détenteur de vérité absolue. Évidemment, on ne peut pas remettre en question ce qu’ils disent … à moins d’avoir au moins autant d’années d’études que le dit « expert » ou autant de notoriété que lui.
Les dérives de cette croyance aveugle en « nos experts » permettent de déléguer la connaissance, et par conséquent toute forme de responsabilité.
Après tout, comment pourrait-on s’occuper de nous-mêmes ? Alors que les médecins font souvent plus de 7 années d’université ?
Autant laisser toute forme d’apprentissage qui concernera notre santé de côté, il suffira d’aller voir son médecin une fois par année. Idéalement, on cherchera un médecin tellement bon et tellement célèbre qu’il ne pourra s’occuper de ses « patients » – très patients – que pendant 10 petites minutes au maximum (prescription incluse).
Certaines personnes sont déjà choquées : « mais il existe de bons médecins non ? »
Oui, assurément.
« Alors la plupart des médecins font mal leur travail ? »
Faire mal son travail signifierait qu’ils le font exprès. Ce n’est pas ce que je dis ici. Même si chaque médecin PEUT choisir de changer de méthode de travail et adopter :
– Des entretiens plus longs pour s’enquérir de la vie de ses patients
– Des conseils sur l’adoption d’un mode de vie plus sains, comme :
- ✅ se mettre à une activité physique douce, de prendre plus régulièrement le soleil ☀️ avec une marche/balade en montagne, utiliser plus souvent le vélo/aller promener un chien …
- ✅ Aller prendre le temps de regarder la qualité des aliments et éviter les aliments systématiquement ultra transformés.
- ✅ Encourager la personne à pratiquer plus souvent des hobbies qu’elle apprécie.
- ✅ Insister sur l’importance du sommeil et d’une bonne routine « avant de dormir » (pas d’écran ou de lampe trop forte 30’ avant de dormir).
Cependant, vous conviendrez probablement que ce type d’entretien avec ce type de conseils est extrêmement rare. Bravo à tous ces médecins qui choisissent de prendre le temps ! J’ai la chance d’en connaître quelques uns.
Suis-je contre notre système médical ?
En fait, je suis contre n’importe quel « système » qui décourage une pratique de véritable accompagnement.
Que ce soit des médecins, des coachs de fitness ou des naturopathes, je serai « contre » une pratique si elle n’est pas tournée vers la personne à aider.
C’est en ce sens que je n’aime pas les « experts sur leur trône ».
Un bon thérapeute met ses précieuses connaissances au service de son patient / client / coaché / élève.
Le but est de l’élever, pas de le garder à un niveau de connaissance et de responsabilité qui nous permet de rester rentable.
De plus, si un « expert » est VRAIMENT bon et passionné, il ne craindra JAMAIS d’être dépassé. Il sera au contraire fier d’avoir pu rendre la main à une personne qui s’est elle-même élevée encore plus haut.
C’est ça, un véritable expert.
Pour cette raison, je n’utilise même plus ce terme, car il est bien trop négativement connoté.
J’accepte encore le terme de coach, car la notion d’accompagnement fait toujours – à mon sens – partie intégrante de sa définition.
Puis-je vous coacher? Assurément!
Puis-je vous affirmer qu’il n’y a que moi qui pourrai avoir raison, car je suis un expert du domaine? Certainement pas!
Quel que soit mon niveau de compétence, j’ai compris que c’était toujours l’élève qui choisissait – ou non – d’intégrer ce que le maître lui partageait.
J’ai aussi compris, grâce à Michel Serres, qu’on ne peut se considérer comme maître que lorsque l’on « élève » ses élèves ! Et pour élever d’autres personnes, il faut d’abord s’élever soi-même. 🙂
<< Quelqu’un qui aurait autorité sur moi serait quelqu’un qui m’augmenterait. >>
– Michel Serres (en vidéo ci-dessous).
C’est avec beaucoup d’humilité que je vous laisse sur ce magnifique discours.
Il vous aidera assurément à réfléchir sur ceux qui sont « en quête d’autorité » avec pour méthode / moyen le fait de rabaisser les autres.
C’est alors une quête de re-connaissance, et non une quête de co-naissance.
William Janssens

