William Janssens – MSc Physiologie de l’Exercice (Ă propos) & Ăcrivain indĂ©pendant
Vous prĂ©fĂ©rez Ă©couter l’article ? C’est par ici :
CrĂ©dits : Image initiale par Raman de Oza (libre de droit), sur Pixabay– modifiĂ© par mes soins sur Canva
1.0 – Mon avis :
- Avec un cerveau pareil, les humains ont un devoir de haute performance !
Aujourd’hui, je vous parle du cerveau et de ses besoins surprenants en Ă©nergieđ„.
Je me focaliserai dans cet article surtout sur le cerveau qui est probablement le plus performant et le plus exigeant : celui des humains. Vous trouverez aussi des comparaisons avec d’autres espĂšces qui risquent bien de vous surprendre (j’ai appris certaines de ces choses pendant la rĂ©daction de cet article) !
Vous vous sentez flattĂ©(e) de faire partie de l’espĂšce humaine ? Laissez-moi ĂȘtre clair d’emblĂ©e : Je n’ai pas non plus dit que tous les humains exploitaient vraiment bien leur potentiel non plus…
A ce propos, certains s’offrent le combo destructeur :
- #TVrĂ©alitĂ© đșïž#TikTok #ShortsYouTube #REELSofIG
- #ChatGPT* #CerveauSurOFF #ZéroEspritCritique
- *Je vous dĂ©conseille vivement de « dĂ©lĂ©guer votre cerveau » Ă qui que ce soit, ou Ă « quoi » que ce soit.
Si votre cerveau reste rĂ©guliĂšrement stimulĂ© et que vous ĂȘtes toujours lĂ malgrĂ© une introduction de plus de 15 secondes, vous ĂȘtes capable de lire la suite !
Ce que vous comprendrez aprĂšs lecture de cet article :
- Pourquoi les besoins de notre đ§ cerveau sont aussi particuliers, et quelles đ clefs de comprĂ©hension en dĂ©couleront.
- Imaginer une alimentation đ„ qualitativement et đ„ quantitativement appropriĂ©e pour l’humain n’est possible que si elle respecte le plus exigeant de ses organes !
Alors, mon cher cerveau, de quoi as-tu besoin ?

Corail : Image par Stefan Schweihofer de Pixabay
Notre cerveau est indĂ©niablement ce qui fait de nous des ĂȘtres trĂšs spĂ©ciaux.
Oui, nous tous ! Et c’est, je crois, ce qui implique une forme de responsabilitĂ©. J’explique tout de suite pourquoi je parle d’un « devoir de haute performance » :
- Ce cerveau est Ă la fois un cadeau et un gouffre d’Ă©nergie. En effet, comparativement aux autres organes, il aura une trĂšs grande utilisation d’ATP – adĂ©nosine triphosphate (ou Ă©nergie biologique).
Dépenses énergétiques du cerveau
D’un point de vue « Ă©lectrique », notre cerveau n’est pas plus Ă©nergivore qu’une ampoule de 20W âĄïž1. Bon… vous trouverez peut-ĂȘtre plus flatteur de dire que c’est l’Ă©quivalent de 4 smartphones qui chargent en mĂȘme temps, mais ça ne reste que ~20W!
A priori, on ne peut se nourrir uniquement d’Ă©lectricitĂ©*, donc je vous transmets ici les Ă©quivalents en nutrition :
| Cerveau (~20W) | Par heure | Par jour (24h) |
| Dépense en [kcal] | 15-20 [kcal/h] | ~400-500 [kcal/jour] |
| Ăquivalent en glucose | 4-5 [g/h] | 100-125 [g/jour] |
*Certains parmi vous comprennent dĂ©jĂ que nos aliments permettent bel et bien d’entretenir un flux d’Ă©lectrons et feront tout de suite le lien avec la chaĂźne de transport des Ă©lectrons sur le plan chimique. AprĂšs tout, le voltage n’est qu’une diffĂ©rence de potentiel Ă©lectro-chimique.
Le plus impressionnant reste sa dépense relative (par rapport à sa masse), car en moyenne, le cerveau est 10x plus gourmand en énergie que le reste de notre corps.
Pour seulement 2% de notre poids de corps, le cerveau consomme environ 20% de toute notre énergie1.
Je vous vois venir :
- « Et quand on est physiquement actif ?
- Et si on si on fait une partie d’Ă©checs ? C’est diffĂ©rent non ? »
Eh bien, notre consommation reste Ă©tonnamment constante, que l’on soit couchĂ©, en pleine activitĂ© physique, voire mĂȘme en train de rĂ©soudre des problĂšmes de mathĂ©matiques, comme on va le voir dans un instant en arithmĂ©tique2.
Résumé de Sokoloff et ses collÚgues, au milieu du XXÚme siÚcle déjà (1955) :
Voici ce qui a Ă©tĂ© observĂ© pendant une performance arithmĂ©tique mentale – comparaison avec groupe contrĂŽle:
- âŹïžPetites augmentations de pouls et de pression artĂ©rielle moyenne (statistiquement significatives).
- đ«Au niveau du cerveau, pas de changement du flux sanguin, de la consommation d’oxygĂšne, de la rĂ©sistance vasculaire ou du quotient respiratoire (R.Q.) 2
Partie « geek » (optionnelle pour la comprĂ©hension) : Les plus curieux et curieuses parmi vous iront peut-ĂȘtre voir des travaux plus rĂ©cents qui arrivent aux mĂȘmes « conclusions gĂ©nĂ©rales » sur la dĂ©pense Ă©nergĂ©tique du cerveau. Les Ă©tudes plus rĂ©centes nous Ă©clairent surtout en Ă©largissant la perspective par rapport Ă la rĂ©partition des demandes physiologiques, notamment sur le cycle du glutamate et des astrocytes (avec augmentation de la glycolyse sans changement local de consommation d’oxygĂšne pour ces derniers)1.
Mini synthĂšse intermĂ©diaire: Nous sommes humain? Alors notre cerveau consomme beaucoup d’Ă©nergie, qu’on soit en train de dormir, de courir ou mĂȘme de lire un article exigeant comme celui-ci !
Biologie et physiologie : Les animaux et nous !
A travers diffĂ©rentes espĂšces, ce ne serait pas la consommation « par neurone » qui varie drastiquement, mais surtout le nombre de neurones au total qui implique cette consommation si Ă©levĂ©e 3.
- Nous avons plus de neurones que l’Ă©crasante majoritĂ© des espĂšces : 86 milliards ! En dehors des trĂšs grosses espĂšces, comme l’Ă©lĂ©phant avec 257 milliards de neurones, nous avons un nombre trĂšs important tout de mĂȘme.
- Nous avons aussi, et surtout, bien plus de place consacrĂ©e Ă l’intĂ©gration de ces neurones dans notre cerveau, car l’espace dĂ©diĂ© dans notre crĂąne est trĂšs grand. Proportionnellement, nous avons des grosses tĂȘtes, en bref !4
Ceci dit, il est intĂ©ressant de relever qu’il existe en tout cas une espĂšce qui possĂšde plus de neurones dans le cortex cĂ©rĂ©bral que nous : Le dauphin pilote 5 !
- A ce lien, vous trouverez de magnifiques images de Dauphin Pilote (globicĂ©phale commun), je ne les intĂšgre pas pour des questions de droits d’auteur : https://bioobs.fr/blog/fiche-espece/?id_espece=632
- Des photos se trouvent Ă©galement dans l’article scientifique gratuit de Mortensen et ses collĂšgues5.
C’est une espĂšce de dauphin, mĂȘme s’il existe une forte ressemblance avec les baleines (en plus petit, naturellement). Ces dauphins font Ă©normĂ©ment de « gyrification« , terme qui vient du mot « gyrus » et fait rĂ©fĂ©rence aux circonvolutions ou plis que l’on trouve dans la forme si caractĂ©ristique de notre cerveau.
Cette gĂ©omĂ©trie donnerait un avantage significatif pour la vitesse de propagation des potentiels d’action, ayant alors moins de parcours total Ă effectuer. 6
- Heureusement que notre cerveau ne s’est pas inspirĂ© du trafic de Paris pour faire passer le message rapidement d’un cĂŽtĂ© Ă l’autre « en passant par le centre » du cerveau (comme d’un cĂŽtĂ© Ă l’autre de cette ville relativement ronde en essayant de passer par son centre… bonne chance !).

By Laurentaylorj – Own work, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=26311114
- Je partage des informations supplĂ©mentaires dans les notes de cet article, vous trouverez ainsi, tout Ă la fin aprĂšs les rĂ©fĂ©rences, une magnifique phrase sur les abeilles et leurs capacitĂ©s surprenantes malgrĂ© leur tout petit cerveau. đ
Ce qu’on peut retenir, c’est que les animaux ont typiquement un cerveau qui consomme 2 Ă 10% de leur mĂ©tabolisme.7 En guise de rappel, pour nous c’est 20%!
Pourquoi notre đ§ consomme une QUANTITĂ d’Ă©nergie importante?
Aucun autre organe n’aura besoin d’un dĂ©bit Ă©nergĂ©tique aussi important tout en conservant des standards aussi Ă©levĂ©s de qualitĂ©.
- A titre comparatif, seul le foie se rapproche de sa consommation totale d’Ă©nergie sur une journĂ©e, il n’est cependant pas capable de jouer le mĂȘme rĂŽle. Il n’est pas non plus protĂ©gĂ© de la mĂȘme maniĂšre, nous y reviendrons.
- Pour le cerveau, on parle d’un grand dĂ©bit en « ATP/seconde » tout en assurant l’entretien d’une haute rĂ©sistance dans ses structures neuronales.
Le cerveau humain est aussi exigeant que le plus capricieux des chats d’appartement. Il ne consommera que ce qui lui plaĂźt vraiment !
[ParenthĂšse « croquettes » : Ne me faĂźtes pas dire pour autant que les croquettes pour chat sont qualitatives… notre triste monde mercantile ne considĂšre que trĂšs rarement nos petits protĂ©gĂ©s comme des ĂȘtres importants qui mĂ©ritent aussi de la qualitĂ©.]
Ceci dit, notre cerveau a de bonnes raisons d’ĂȘtre exigeant, car il doit remplir un rĂŽle crucial : Il faut coordonner tout notre organisme, mĂȘme si nous n’en sommes pas conscient. Tout le systĂšme nerveux autonome nous maintient en vie en permanence et s’adapte en fonction de nos besoins. Voici quelques tĂąches Ă coordonner :
- đ«Respiration ? « â OK Chef » – Ce fonctionnement est semi-conscient.
- â„ïžFrĂ©quence cardiaque ? « C’est gĂ©rĂ© Capitaine ! »
- đ«Digestion ? « Il s’est envoyĂ© une fondue, Foie+VĂ©sicule, envoyez-moi la sauce ! »
- đ©žPression sanguine ? « ParĂ© pour cette grosse barre de squat ?! Pression maximale tolĂ©rable ! »
Il peut Ă©galement accomplir des tĂąches cognitives extrĂȘmement complexes. Nous avons tristement tendance Ă l’oublier, mais voici les prouesses que vous ĂȘtes actuellement en train d’accomplir (peut-ĂȘtre sans vous en rendre compte) :
Vous ĂȘtes en train de lire un article, de l’interprĂ©ter dans une certaine langue et d’en tirer des conclusions par rapport Ă votre contexte social et par rapport Ă toutes les connaissances que vous avez emmagasinĂ©es ces derniĂšres annĂ©es.
Quelques dĂ©tails un peu plus « scientifiques », mais comprĂ©hensibles :
- « Le succĂšs Ă©volutif du cerveau humain repose sur le dĂ©veloppement de fonctions cognitives supĂ©rieures Ă©troitement liĂ©es Ă son expansion nĂ©ocorticale, Ă sa densitĂ© et Ă sa complexitĂ©. Ces capacitĂ©s cĂ©rĂ©brales amĂ©liorĂ©es permettent aux humains d’atteindre un degrĂ© accru de complexitĂ© en ce qui concerne le comportement, le choix et le traitement du contexte Ă©motionnel et social. NĂ©anmoins, les processus sous-jacents Ă ces fonctions sont couplĂ©s Ă une demande d’Ă©nergie considĂ©rablement Ă©levĂ©e. » 8
Si votre ambition dĂ©passe la soumission au matraquage incessant du bombardement algorithmique de vidĂ©os de 15 secondes, qui relancent tristement certaines impressions favorisant l’entretien de l’esclavage de votre attention en plus de vous rendre complĂštement tokĂ©-e (sic), il convient d’entretenir nos cellules sur la durĂ©e !
L’entretien de notre cerveau (et de toutes ses fonctions) n’est ni un sprint, ni un marathon. C’est l’entretien d’un
- đrenouvellement Ă©nergĂ©tique important đ„,
- â±ïžavec un haut dĂ©bit en ATP/secondes …
- pour đ€žââïž toute notre vie đ€žââïž!
L’entretien pour toute une vie signifie qu’il faut considĂ©rer beaucoup de rĂ©pĂ©titions.âȘïž Toute tĂąche rĂ©pĂ©tĂ©e augmente le niveau d’exigence sur le plan qualitatif !
Je me permets d’illustrer ceci avec un exemple fortement orientĂ© par ma carriĂšre en physiologie de l’exercice !
MARATHON : Illusion d’un raccourci vers une santĂ© optimale ?
Vous souhaitez courir unđmarathonđââïž?
- Alors, votre foulĂ©e a tout intĂ©rĂȘt Ă ĂȘtre bonne. Ce n’est pas quelques centaines de fois, mais quelques dizaines de milliers de fois, que vos pieds toucheront le sol !
Commençons par un peu d’histoire : Connaissez-vous la lĂ©gende ?
Il y a plus de 2500 ans, un messager du nom de Philippides serait parti des cĂŽtes de ÎαÏαΞÏÎșαΌÏÎżÏ (MarathĂłkambos) pour arriver finalement jusqu’Ă AthĂšnes dans le but d’annoncer la victoire de la GrĂšce face Ă l’empire Perse. Selon cette histoire, il serait mort juste aprĂšs avoir transmis ce dernier message !
La distance ne correspond pas tout Ă fait. Certains affirment qu’il aurait couru en rĂ©alitĂ© 39,91 [km], pour ĂȘtre finalement â[…] modifiĂ©e Ă celle que lâon connaĂźt aujourdâhui (42,195 kilomĂštres) aux Jeux de Londres en 1908. » 9

Image « impression Ă©cran » : Je me suis amusĂ© Ă vĂ©rifier en gĂ©nĂ©rant un parcours sur « Plan » (Apple Maps – 8 juillet 2025) depuis les cĂŽtes de MarathĂłkambos jusqu’Ă l’Acropole d’AthĂšnes – si c’est bien le lieu oĂč le message fut dĂ©livrĂ© aux autoritĂ©s de l’Ă©poque – un parcours d’environ 39 km semble possible !
Si on considĂšre Ă quelle vitesseđ„certains athlĂštesđ„ sont capables de courir la distance actuelle du marathon, soit 42,195 [km] – avec une prĂ©paration adĂ©quate, contrairement au pauvre Philippides qui y laissa sa vie, la qualitĂ© et la quantitĂ© de l’effort physique importent. D’ailleurs, les athlĂštes y survivent, fort heureusement :-).
Cela dit, il n’est pas exagĂ©rĂ© d’avancer que ce type d’Ă©vĂšnement dans le cadre d’une compĂ©tition (vis-Ă -vis de soi, mais aussi contre d’autres concurrents) reprĂ©sente un stress qui sort du domaine de la santĂ©. En effet, on retrouve pour ces athlĂštes des excĂšs d’hormones de stress induits par l’activitĂ© physique, ainsi que des concentrations importantes de cytokines inflammatoires .
- Il reste raisonnable d’affirmer que ces sportifs sont exceptionnels et peuvent influencer des personnes « normales » Ă pousser leur corps un peu trop loin sans une prĂ©paration adĂ©quate. Le fameux :
- « Je veux courir un marathon pour perdre du poids. » avec une attitude
- « Je m’en fous, j’ai qu’une vie ».
- Il est Ă©galement intĂ©ressant de se demander si les coureuses et coureurs de marathon doivent ĂȘtre transformĂ©s en « icĂŽnes de santĂ© », alors que des donnĂ©es sĂ©rieuses existent pour suggĂ©rer un peu de prudence par rapport aux effets des sports de compĂ©tition sur la santĂ©.
- J’insiste, je parle de compĂ©tition, avec objectif de maximiser une performance « externe » le jour d’une compĂ©tition) (10, 11, 12).
Je ne pense personnellement pas que le marathon soit la meilleure route vers la santĂ©. Tout du moins, elle n’est assurĂ©ment pas la seule !
- D’un cĂŽtĂ©, il est vrai qu’une personne qui est parvenue Ă amĂ©liorer sa santĂ© devrait Ă©galement ĂȘtre capable de mieux courir. Demandez Ă n’importe quel athlĂšte de courir, mĂȘme sans un entraĂźnement spĂ©cifique Ă l’athlĂ©tisme, vous observerez qu’il est en mesure de plutĂŽt bien se mouvoir !
Prenons un individu initialement sĂ©dentaire. S’il se met au sport, on observera que, peu de temps aprĂšs avoir travaillĂ© rĂ©guliĂšrement sa musculature et son souffle, il pourra sĂ»rement se mouvoir avec bien plus dâĂ©lĂ©gance et de vivacitĂ© qu’auparavant. La situation est incomparable avec ses muscles qui Ă©taient prĂ©cĂ©demment endormis et bien trop habituĂ©s Ă l’immobilisme qui caractĂ©rise la norme de notre sociĂ©tĂ© sĂ©dentarisĂ©e.
A ce stade, il se peut donc qu’il puisse dĂ©jĂ courir, ne serait-ce qu’un petit peu, sans avoir dĂ» courir pour y parvenir.
- Mieux courir ne signifie pas nĂ©cessairement que votre santĂ© s’est amĂ©liorĂ©e.
S’aĂ©rer rĂ©guliĂšrement l’esprit tout en fournissant un effort physique apportera assurĂ©ment des bĂ©nĂ©fices Ă profusion.
Vous enfermer dans la nĂ©cessitĂ© d’accomplir un standard sociĂ©tal surcotĂ© comme le marathon peut, en revanche, s’avĂ©rer contre-productif dans certains cas. Vous comprendrez que cela n’enlĂšve rien au niveau de considĂ©ration Ă©levĂ© que j’ai personnellement pour les athlĂštes de ces disciplines.
J’y ajoute un peu de nuance, je pense, par rapport Ă ce que nous entendons le plus rĂ©guliĂšrement.
[Affaire Ă suivre !]
Parties 2, 3, 4 (et peut-ĂȘtre mĂȘme 5âŠ) Ă venir !
Notes / Commentaires
ABEILLES
« [Fr] Prenons l’exemple des abeilles. Elles peuvent reconnaĂźtre les visages, communiquer l’emplacement et la qualitĂ© des sources de nourriture Ă leurs sĆurs via la danse du frĂ©tillement, et naviguer dans des labyrinthes complexes Ă l’aide d’indices qu’elles stockent dans la mĂ©moire Ă court terme. Et une odeur soufflĂ©e dans une ruche peut dĂ©clencher un retour sur le site oĂč les abeilles ont dĂ©jĂ rencontrĂ© cette odeur, une sorte de mĂ©moire associative qui les guide vers le retour et qui a Ă©tĂ© rendue cĂ©lĂšbre par Marcel Proust dans son Ă la Recherche du Temps Perdu (<== « vidĂ©o lecture » hautement recommandĂ©e de Proust !!). Cet insecte fait tout cela avec moins d’un million de neurones pour un poids d’environ 1/1000Ăšme de gramme, soit moins d’un millioniĂšme de la taille du cerveau humain […]. Source : « La taille du cerveau compte-t-elle? Il s’avĂšre que certaines espĂšces sont mieux dotĂ©es que nous dans des rĂ©gions cognitives clĂ©s »
« [Eng] Consider honeybees. They can recognize faces, communicate the location and quality of food sources to their sisters via the waggle dance, and navigate complex mazes with the help of cues they store in short-term memory. And a scent blown into a hive can trigger a return to the site where the bees previously encountered this odor, a type of associative memory that guides them back and that was made famous by Marcel Proust in his Remembrance of Things Past (Ă la Recherche du Temps Perdu). The insect does all of this with fewer than one million neurons that weigh around one thousandth of a gram, less than one millionth the size of the human brain[…]. »
Source : « Does Brain Size Matter?Turns out some species are better endowed than we are in key cognitive regions » By Christof Koch
RĂ©fĂ©rences, par apparition chronologique – mises en exergue Ă©ventuelles incluses
1. Raichle ME, Gusnard DA. Appraising the brainâs energy budget. Proc Natl Acad Sci U S A. 2002;99(16):10237-10239. doi:10.1073/pnas.172399499
2. Sokoloff L, Mangold R, Wechsler RL, Kennedy C, Kety SS. THE EFFECT OF MENTAL ARITHMETIC ON CEREBRAL CIRCULATION AND METABOLISM 1. J Clin Invest. 1955;34(7 Pt 1):1101-1108. doi:10.1172/JCI103159
3. Herculano-Houzel S. The human brain in numbers: a linearly scaled-up primate brain. Front Hum Neurosci. 2009;3:31. doi:10.3389/neuro.09.031.2009
4. Herculano-Houzel S. Scaling of brain metabolism with a fixed energy budget per neuron: implications for neuronal activity, plasticity and evolution. PloS One. 2011;6(3):e17514. doi:10.1371/journal.pone.0017514
5. Mortensen HS, Pakkenberg B, Dam M, et al. Quantitative relationships in delphinid neocortex. Front Neuroanat. 2014;8:132. doi:10.3389/fnana.2014.00132
6. Striedter GF, Srinivasan S, Monuki ES. Cortical folding: when, where, how, and why? Annu Rev Neurosci. 2015;38:291-307. doi:10.1146/annurev-neuro-071714-034128
7. Mink JW, Blumenschine RJ, Adams DB. Ratio of central nervous system to body metabolism in vertebrates: its constancy and functional basis. Am J Physiol. 1981;241(3):R203-212. doi:10.1152/ajpregu.1981.241.3.R203
8. Ardanaz CG, RamĂrez MJ, Solas M. Brain Metabolic Alterations in Alzheimerâs Disease. Int J Mol Sci. 2022;23(7):3785. doi:10.3390/ijms23073785
« The evolutive success of the human brain relies on the development of higher cognitive functions tightly linked to its neocortical expansion, density and complexity. These upgraded brain capacities enable humans to achieve an augmented degree of complexity regarding behavior, choice and processing of emotional and social context. Nonetheless, the processes underlying these functions are coupled to a significantly elevated energy demand. »
« Apart from lactate, ketone bodies (3-ÎČ-hydroxybutyrate (3HB) and acetoacetate (AcAc)) can also be used by brain cells as an energy substrate. Specifically, during brain development, the energy supplied by ketone body metabolism fulfills 30â70% of the energy requirements, thereby making ketones essential during this period [15,16,17]. This idea is reinforced by rodent studies demonstrating that enzymes involved in ketone body metabolism are elevated during lactation, and drastically diminish after weaning [18,19]. In fact, the use of ketone bodies is crucial during these first stages of life in order to support the high metabolic demand, as well as lipid and amino acid synthesis, required for brain development [20,21]. In the adult brain, ketone body metabolism is increased in conditions in which brain glucose availability is compromised, such as during fasting, starvation, low carbohydrate/high-fat intake and prolonged exercise, while reliance on ketone bodies drops greatly during fed states [22,23]. Under fasting conditions, the liver is the organ responsible for ketone body generation from fatty acids and amino acids [24]. »
9. Marathons.fr. Lâhistoire mythique du marathon. MARATHONS.FR. May 28, 2010. Accessed July 25, 2025. https://www.marathons.fr/L-histoire-mythique-du-marathon
« Le mythe fondateur […][en -490] un messager, nommĂ© Philippides, a Ă©tĂ© dĂ©pĂȘchĂ© des cĂŽtes de la Ville de Marathon vers AthĂšnes pour annoncer une victoire grecque face Ă la puissante armĂ©e perse. Le messager a parcouru une distance de 24,8 miles (39,91 kilomĂštres) pour faire part de sa bonne nouvelle. Le souffle coupĂ©, Ă son arrivĂ©e devant les leaders dâAthĂšnes, il aurait proclamĂ© les mots suivants : « RĂ©jouissez-vous. Nous avons gagnĂ© la guerre ». Il se serait ensuite effondrĂ© pour ne jamais se relever. » trouvĂ© sur le sitehttps://www.marathons.fr/L-histoire-mythique-du-marathonconsultĂ© le 8 juillet 2025
10. Nieman DC. Marathon training and immune function. Sports Med Auckl NZ. 2007;37(4-5):412-415. doi:10.2165/00007256-200737040-00036
« Abstract | Many components of the immune system exhibit adverse change after marathon-type exertion. These immune changes occur in several compartments of the immune system and body (e.g. the skin, upper respiratory tract mucosal tissue, lung, peritoneal cavity, blood and muscle). Of all immune cells, natural killer (NK) cells, neutrophils and macrophages (of the innate immune system) exhibit the greatest changes in response to marathon competition, both in terms of numbers and function. Many mechanisms appear to be involved, including exercise-induced changes in stress hormone and cytokine concentrations, body temperature changes, increases in blood flow and dehydration. During this âopen windowâ of immune dysfunction (which may last between 3 and 72 hours, depending on the immune measure), viruses and bacteria may gain a foothold, increasing the risk of subclinical and clinical infection. Of the various nutritional and pharmacological countermeasures to marathon-induced immune perturbations that have been evaluated thus far, ingestion of carbohydrate beverages during intense and prolonged exercise has emerged as the most effective. However, carbohydrate ingestion during a marathon attenuates increases in plasma cytokines and stress hormones, but is largely ineffective against changes in other immune components including suppression of NK and T-cell function, and salivary IgA output. Other countermeasures, such as glutamine, antioxidant supplements and ibuprofen, have had disappointing results and thus the search for companion agents to carbohydrate continues. »
11. Campbell JP, Turner JE. Debunking the Myth of Exercise-Induced Immune Suppression: Redefining the Impact of Exercise on Immunological Health Across the Lifespan. Front Immunol. 2018;9:648. doi:10.3389/fimmu.2018.00648
« […]it is notable that the proportion of athletes with a confirmed infection during the 5-month period was as follows: 2/20 controls (10%), 3/31 (10%) recreational athletes, and 6/32 (19%) elite athletes. Although this study was small, these data appear to align with observations from earlier self-report studies which found that the incidence of URTI symptoms was higher in those with the fastest race time and those who had completed a greater training volume pre-race (17,18). These early observations contributed to the formulation of the âJ-shaped curveâ (24). This hypothesis infers that those who undertake an excessive volume of exercise, over a period of weeks and months, sometimes referred to as âover-trainingâ or âintensified trainingâ (25,26), are at a greater risk of infections (24). »
12. Simpson RJ, Campbell JP, Gleeson M, et al. Can exercise affect immune function to increase susceptibility to infection? Exerc Immunol Rev. 2020;26:8-22.
#physiology #health #nutrition #sport #exercise #fitness #brain
William JANSSENS – Ăcrivain indĂ©pendant
Mes articles sur d’autres sujets se trouvent ici, de l’ingĂ©nierie low tech Ă l’analyse des messages cachĂ©s dans les chansons Disney, il valait mieux que je crĂ©e un autre blog : https://williamjanssens.over.blog/

