Juste une secte supplémentaire?
Titre un peu fort ? Franchement, je n’en suis pas si sûr.
Rassurez-vous, je trouve totalement logique de chercher un « dépassement de soi ».
- Se dépasser est un principe respecté par tous ceux qui honorent la Vie !
- A commencer par les Saiyans #Zenkai #Boost #DragonBall …
La Vie se déploie partout et évolue sans cesse.
C’est en ce sens que le dépassement de soi honore la Vie.
- La Vie est un modèle d’évolution que l’on peut consulter sans jamais manquer d’exemples pour illustrer nos possibilités infinies d’évolution.
Une évolution, … mais pas pour le développement personnel ?
Pour répondre, je vais être provocateur :
- Peut-on faire encore plus de choses inutiles dans une même journée déjà inutile ?
Parfaitement.
Je pourrais très bien travailler plus, pour gagner plus, pour acheter une plus grosse voiture, pour plaire à des gens que je n’aime pas, pour …
… être obligé de continuer de travailler comme un fou, pour entretenir cette illusion que je refuse de lâcher.
- Le développement personnel pourrait parfaitement m’aider à entretenir cette illusion. J’aurais peut-être même la capacité d’acheter une meilleure* voiture. *Selon les critères de mon entourage que je n’apprécie pas réellement, bien entendu.
Le dépassement de soi, ne le permet pas.
Pour se dépasser, il faut savoir qui nous sommes.
Développer des capacités personnelles n’implique pas nécessairement de mieux se connaître, mais bien de développer certaines capacités, généralement orientées vers la productivité. C’est parfaitement intégré* au modèle actuel.
*Je n’ai pas écrit adapté, mais intégré.
Vous avez saisi le plus gros de la nuance ?
Se développer dans un monde contre-nature
Comment être plus productif dans un monde contre-nature, qui ne respecte pas la vie à la base ?
C’est un non sens, mais avec un coup d’accélérateur en prime, pour aller plus vite dans le mur de cette illusion grotesque des bénéfices liés à l’augmentation de la « productivité ».
Les enseignements de la Vie nous orientent vers une forme naturelle d’humilité et d’intelligence. Tenter, ne serait-ce que brièvement, de comprendre la Vie nous permet de comprendre … qu’il y a toujours quelque chose que nous ne savons même pas que nous ne savons pas.
Vous avez bien lu.
En matière de connaissances, il y a :
- Ce que je sais que je sais (ou « ce que je pense savoir », car les connaissances évoluent).
- Ce que je sais que je ne sais pas (par exemple : la physique de la mécanique des fluides. Je sais que je ne la connais/comprends pas bien.)
- Ce que je ne sais pas que je ne sais pas. On parle de découvertes totales ! Des idées / principes / théories / processus dont on n’a encore jamais entendu parler.
Le plus drôle (du moins quand je garde dans le coin de ma tête les certitudes dans lesquelles certaines personnes s’enferment de manière totalement indépendante), c’est que l’essentiel des connaissances se trouvera dans cette dernière catégorie.
- S’écouter, par exemple, c’est travailler SUR soi, mais aussi travailler AVEC soi.
Si on n’a jamais pris le temps de s’écouter, on peut très bien ne pas savoir qu’il y a des choses qu’on ne sait pas de notre propre corps. Fascinant, non ? Et pourtant, votre sujet d’étude est toujours à disposition, en théorie du moins.
Certains n’ont encore jamais tendu l’oreille… une main sur le cœur suffirait, pourtant (ou deux doigts sur l’artère radiale, c’est selon).
Écoute de soi, mieux que la voie « […]de la soie » !
Eh oui ! Qui connaît toutes ses réactions face à …
- La musique ?
- Il existe au moins autant de musiques que de cultures
- Le chant?
- Même idée 🙂
- La danse ?
- Ahem… vous avez compris !
- L’amour et la sexualité ?
- Le sport ? Cet autre sport (il y en a des dizaines) ?
- Cette huile essentielle ?
- Cet aliment (il y en a des milliers) ?
- Cette méditation (1) ?
- Cette manière de respirer (2)?
En dehors des sports qui nécessitent du matériel, tous ces points peuvent être entraînés gratuitement.
S’écouter ou « développer de la productivité » ?
Tous ces aspects pourraient ne pas être abordés dans le développement personnel.
Le développement personnel peut très bien suggérer que vous vous leviez à 5h du matin pour adopter une routine matinale extraordinaire pour placer davantage de choses dans une journée…
Certains apprécieront, à charge de vous convaincre et non de vous libérer de leurs enseignements, le fait de vous inciter à « n’écouter que leurs paroles » sur les médias prétendument sociaux.
Un personnage Disney vous rappelle bien volontiers qu’il s’agit bien d’un contre-exemple d’une psychologie pathologique (3).
« Tout enseignement qui enferme, doit être quitté. » (4)
Et si vous commenciez par vous écouter… VOUS ?
Votre corps vous dit quand ça fait trop, non ?
- Votre ventre ne tente-t-il pas de vous prévenir quand vous n’êtes pas en de bonne compagnie (du moins pour vous) ?
- Votre respiration ne vous souffle-t-elle pas à chaque instant de précieuses informations sur votre niveau de quiétude ou de détresse ?
- Votre peau ne vous a-t-elle jamais rien murmuré ?
- Votre bas du dos ne vous a-t-il jamais dit « peut-être que ce stress va me causer un lumbago, je devrais me reposer plutôt que me m’obstiner » ?
Tout commence par… vous.
Tout commence par soi.
S’aimer soi ? Oui, c’est en se respectant soi-même qu’on avancera le plus vite.
Ce sera peut-être lent (c’est à dire à notre rythme actuel réel) vu de l’extérieur, mais ce sera la voie la plus rapide.
- Avec une béquille, on va plus loin dans les 3 premiers jours.
- Avec une récupération complète – en respectant un temps de repos suffisant et une phase de mobilisation progressive et adaptée en fonction de notre état fluctuant – on ira bien plus loin dans 3 mois !
La course n’est ni contre les autres, ni contre la montre (critères externes).
Dépassez-vous.
Ne vous laissez pas dépasser pour autant… par les évènements 😉 !
William Janssens
Commentaires / Sources
Note : Commentaires placés en fin d’article pour ne pas encombrer la lecture avec mon point de vue personnel :
(1) Attention à ce qui cherche à supprimer l’importance de l’ego… un piège supplémentaire de nature tout aussi sectaire que ceux qui vous suggèrent d’aimer vos ennemis (le piège reste malheureusement multimillénaire, mais tout le monde n’étudie pas l’histoire de manière transversale).
(2) Buteyko, ou tout le « pranayama » (respiration Ujjayi, en l’occurrence). Attention aussi aux fans de l’hyperventilation (sans mauvais jeu de mots (Fan = brasse de l’air, par définition. En anglais du moins …) et de la pseudo-loi de l’hormèse qui n’a de loi que le nom.
- S’hyperventiler pour supprimer ponctuellement l’impact de lipopolysaccharides via un excès d’adrénaline (notamment) n’a rien d’héroïque. Survivre à une période stressante auto-infligée ne fait pas de vous une personne saine en train d’évoluer, et encore moins un bon enseignant qui a à coeur de toujours inclure le contexte avant de divulguer un message au grand public.
Du côté du lecteur / de l’observateur, cette nature d’information est tout particulièrement dangereuse si vous ne possédez pas de notions pour distinguer le stress du stimulus (termes souvent interchangés à tort) ou encore la charge de travail par rapport aux ressources pour la récupération et les adaptations. Au risque de sembler redondant, adaptation =/= récupération.
- Penser aux doses supraphysiologiques de vitamines C/E pertinentes lors de compétitions entre de nombreux matchs, comme pour le badminton* VS production d’une réponse endogène en réaction au stress oxydatif (et autres souvent non considérés**) pour les adaptations.
*Lors de mes compétitions de badminton (niveau atteint : LNB), il y avait parfois plus de 5 matchs sur une même journée et plus de 10 matchs sur un évènement de week-end. A la période de ma pratique sportive (1998-2013), il était souvent possible de s’inscrire à 3 disciplines dans un même tournoi : Simple, double messieurs/dames, double mixte. Récupérer entre les matchs devenait naturellement prioritaire par rapport à la maximisation des processus adaptatifs endogènes qui passent, à ma compréhension du moins, par une récupération non tronquée
** Stress réducteur (5), stress oxydatif via radical azoté (NO) (6)
(3) Chanson « N’écoute que moi », de Disney(r) – Dans Raiponce https://www.youtube.com/watch?v=l9_Y-xH43o4 – J’admire sa capacité à monter dans les aigus ! « N’écOOOOOUUUUte …. que moi ! »
(4) Source délibérément occultée, mais à 108% respectée et honorée !
(5) GSH/GSSG, NADP+/NADPH, and NAD+/NADH PMC5666780 (article consultable gratuitement)
(6) PMID 9741578, et aussi Chen et al. (2015) Response of the nitrergic system to activation of the neuroendocrine stress axis PMC4300918 | A noter que cette perspective est contraire à l’approche la plus conventionnelle des vasodilatateurs (qui font bien plus que dilater les vaisseaux et dépendent toujours du contexte physiologique, notamment de la disponibilité en énergie ATP). « Exposure to stressful stimuli causes activation of the hypothalamic-pituitary-adrenal axis which rapidly releases high concentrations of glucocorticoid stress hormones, resulting in increased cellular metabolism and spontaneous oxygen and nitrogen radical formation. High concentrations of nitrogen radicals, including nitric oxide, cause damage to cellular proteins in addition to inhibiting components of the mitochondrial transport chain, leading to cellular energy deficiency. During stress exposure, pharmacological inhibition of nitric oxide production reduces indicators of anxiety- and depressive-like behavior in animal models. Therefore, the purpose of this review is to present an overview of the current literature on stress-evoked changes in the nitrergic system, particularly within neural tissue. »
