🏡Une maison « riche » en terre đŸ§±

Confort thermique, Ă©tĂ© comme hiver !

William JANSSENS – Écrivain indĂ©pendant, 100% humain & 0% robotisĂ©

Vivre avec de la terre, c’est vivre avec notre Terre. 🌏

Le matĂ©riau « terre Â»đŸ§±, situĂ© au sein de la maison, attĂ©nue les excĂšs climatiques.

La terre, Ă  travers ses propriĂ©tĂ©s thermiques, sera toujours :

  • plus chaleureuse đŸ”„ que le froid nocturne 🌙, ou
  • plus fraĂźche ❄ que la chaleur diurne 🌞.

Canicule

Il fait 35°C Ă  16h ? Disons que la terre se « rappelle Â» qu’il faisait 20°C degrĂ©s au bout de la nuit.

  • Elle ne sera jamais aussi chaude que votre pic de chaleur.

La terre prend son temps, sa tempĂ©rature est toujours plus stable que celle de l’air ! D’ailleurs, une maison en terre – conçue intelligemment – respire, elle ne manque pas d’air pour autant ;-).

Hiver glacial

Il fait -15°C la nuit ? Pour utiliser la mĂȘme expression, la terre se « rappellera Â» des rayons du soleil* reçus pendant la journĂ©e. Elle se souviendra tout aussi bien des flammes de votre poĂȘle de masse, qui aurait Ă©tĂ© allumĂ© plus tĂŽt. *Chauffage solaire dĂ©taillĂ© ci-dessous.

  • Elle ne sera jamais aussi froide que les minima nocturnes.

La terre prend son temps, et restitue gĂ©nĂ©reusement sa chaleur. Aussi, elle vous permettra d’aĂ©rer votre maison, en restaurant facilement un Ă©quilibre thermique !

Chauffage solaire ? Toujours mieux accueilli par la terre mĂšre !

Une maison « passive Â» n’a rien de passif. Elle amĂ©liore ACTIVEMENT votre vie ! Elle le fait passivement (et progressivement), c’est vrai : Elle harmonise « calmement Â» la chaleur.

  • La stocke quand son environnement est plus chaud qu’elle, et
  • La restitue, toujours Ă  son rythme, quand ce dernier est plus frais.

En hiver, si des rayons solaires lui parviennent, ils la chaufferont gĂ©nĂ©reusement !

Ce chauffage exceptionnel, rarement instaurĂ© par des architectes conventionnels, est non seulement gratuit, mais il est aussi agrĂ©able – du soleil arrive dans votre maison!

On en parle de ce bonheur instantanĂ©, quand il entre chez vous en plein hiver ?

Ce chauffage est aussi puissant ! Le soleil fournit une chaleur d’environ 1000 Watts par mĂštre carrĂ© Ă  la surface qui y sera exposĂ©e – 1[kW/mÂČ].

Il suffit alors de placer vos vitres au Sud, selon une orientation qui maximisera l’accueil des rayons directs du soleil sur votre mur de terre, en cette pĂ©riode fraĂźche !

Source : https://www.youtube.com/watch?v=XAW6Xj4i85E

Je vous recommande vivement de visionner cette vidĂ©o (chaĂźne L’Archipelle), pour mieux comprendre le principe. Cathy et Thierry sont trĂšs pĂ©dagogues. Ils sont aussi… trĂšs ☀ »rayonnants » :)☀.

Ces rayons s’occuperont de charger cette gigantesque batterie à rendement thermique imbattable.

  • De la chaleur arrive, de la chaleur est restituĂ©e, pas de conversion inutile ou de pertes Ă©vitables.
    • Des pertes monumentales sont occasionnĂ©es en transformant cette Ă©nergie solaire en Ă©lectricitĂ©. Dans nos chauffages Ă©lectriques, elle est finalement transformĂ©e Ă  nouveau en chaleur par une rĂ©sistance Ă©lectrique. Les pertes avoisinent 80 % de l’énergie initiale apportĂ©e par le soleil. Cette chaleur perdue restera « inutilement » Ă  l’extĂ©rieur, au niveau des panneaux essentiellement.

Dans une construction de đŸȘ«batterie « terre Â»đŸȘ«, il n’y a pas que le rendement qui est excellent, la taille de la batterie est potentiellement immense aussi, grĂące Ă  sa masse thermique. Pour comprendre, on peut imaginer une trĂšs grosse pierređŸȘš, de plusieurs tonnes. Elle sera plus « lente Â» Ă  refroidir ou Ă  chauffer. Elle « gardera Â» plus longtemps cette Ă©nergie. C’est le mĂȘme principe !

L’idĂ©e est donc simple : Un mur exposĂ© Ă  une source de chaleur (soleil ☀ ou poĂȘle đŸ”„) permettra, dans tous les cas, une redistribution progressive d’une tempĂ©rature moyenne plus stable que les fluctuations diurnes/nocturnes :

  • En hiver, sa « douceur solaire Â» (ou chaleur du poĂȘle de masse) sera solidement accumulĂ©e, puis gĂ©nĂ©reusement et progressivement redistribuĂ©e Ă  l’intĂ©rieur de votre maison (importance de l’isolation, vue plus tard).

Terre, une noble matiÚre premiÚre, été comme hiver

  • En Ă©tĂ© ? Le principe est le mĂȘme, mais l’effet est « inversĂ© Â». La fraĂźcheur de la nuit tirera l’équilibre de votre maison vers une tempĂ©rature plus douce.

En une phrase : La terre adoucit les cycles.

On peut aussi dire qu’elle nivelle les maximas. Prenez ce qui vous parle. 🙂

Comment cela fonctionne ? La « science Â» associĂ©e est trĂšs simple Ă  transmettre et Ă  comprendre. Je garderai des termes simples, tout en restant suffisamment prĂ©cis (et correct) dans la globalitĂ©.

Rappel physique, par une question « bidon* Â» :

1) Combien pĂšse 1 kg de plumes ?


 Ah, la fameuse blague de prof’ de physique qui fonctionnera toujours.

1 kg (de plumes ou d’acier) pĂšsera toujours 
 1 kg !

2) Et combien pĂšse 1 litre de plumes ?

J’en sais rien, mais la rĂ©ponse correcte qui importe est la suivante :

  • ça ne pĂšse pas grand-chose.

⇒ Remplir une carafe d’1 [L] avec des plumes ne l’alourdira pas vraiment.

  • Le litre est un « volume Â». Contenu de rĂ©cipient : un verre de 0.2 L, une carafe, un bidon de 200 L.
  • Le gramme est un « poids Â» (une masse). Sur une balance : 300 gr de farine.

VoilĂ , vous avez compris l’essentiel pour la suite ! Vraiment. La physique n’a rien d’inaccessible.

*Bidon, car il est question de volume ! Ah
 ha
 haha, bon ok il n’y a que moi rigole.

Coussin de plumes ou « coussin Â» de terre ?

Je ne souhaite pas dormir en utilisant un coussin de terre. De ce souhait logique, dĂ©coule une physique simple. Dans une cuve type IBC « vide Â», il y a en fait quand mĂȘme 1 kg d’air.

  • La masse de l’air est faible, son poids est de l’ordre de 1 gramme[gr] par litre[L] – ~1[gr/L] – ou [1kg/mÂł]

Imaginons un instant qu’il pleuve, beaucoup.

Photo de K sur Pexels.com

Que se passe-t-il si votre cuve se remplit complùtement d’eau ?

  • La masse de l’eau est importante, c’est d’ailleurs une rĂ©fĂ©rence en physique. Par exemple, 1[gr] correspond Ă  1 millilitre [ml]. On peut aussi dire :
    • 1[L] d’eau = 1[kg] d’eau (carafe d’eau, par exemple), ou encore
    • 1 [mÂł] d’eau = 1000 [kg] (Cuve d’eau de pluie = Cube de 1 mĂštre [longueur / largeur / hauteur])

Votre cuve, une fois remplie, ne s’envolera pas facilement, mĂȘme avec des vents forts !

Retour d’expĂ©rience pratique : Attacher la cuve sera nĂ©cessaire uniquement si vous la videz. 🙂

Si nous remplissons le mĂȘme volume, en creusant Ă  1 mĂštre de profondeur, sur un carrĂ© d’1 mĂštre (1m/1m/1m, ou 1mÂł), nous aurons retirĂ© BIEN PLUS qu’une tonne.

  • C’est un vĂ©ritable soulever de terre, pas comme ce mouvement de musculation – je prĂ©fĂšre le nom anglophone « dead-lift Â», car faire dĂ©marrer un poids « mort Â» est plus parlant, au niveau inertie.
  • La masse de la terre est encore plus importante, on dit qu’elle est 2 Ă  3 x plus « dense Â».

Quand chaque « cuve Â» d’eau de pluie remplie pĂšsera environ 1000 [kg], chaque volume similaire de terre pĂšsera entre 2000 et 3000 [kg] !

Pour revenir Ă  notre habitation en terre : Vous allez en soulever des tonnes de terre !

Une tempĂ©rature « massivement Â» stable !

Tout cette masse se « stabilise Â» Ă  une tempĂ©rature, prĂȘte Ă  Ă©changer avec le milieu environnant : l’air de votre maison.

  • L’air possĂšde une masse thermique ridicule. C’est lui qu’on a besoin de chauffer.
  • La terre possĂšde une masse thermique colossale, en comparaison.

C’est elle qui va Ă©changer avec le petit. Oui, l’air, dont la masse est ridicule.

Chauffer toute votre maison « vide Â» et ouvrir les fenĂȘtres revient Ă  tout recommencer de zĂ©ro.

Chauffer toute votre maison remplie de terre et ouvrir les fenĂȘtres revient Ă  
 ne presque pas changer la tempĂ©rature de votre maison, aprĂšs stabilisation, car la « masse Â» de l’air qui aura perdu sa chaleur est ridicule.

Une question d’ordre de grandeur. La densitĂ© fait tout.

Imaginez que « La terre Â» est un salariĂ© avec a un taux horaire de 2500 €/h.

L’air, lui, travaille seulement pour 1 €/h.

L’air sort d’une semaine de travaille, il a bossĂ© pendant 42 heures pour gĂ©nĂ©rer 42 euros !

La terre gagnera la mĂȘme chose en 1 minute, soit 2500 x plus d’impact (2500 minutes = ~42h).

C’est de cette diffĂ©rence d’ordre de grandeur dont nous parlons.

Quand vous avez un mur de 25 tonnes de terre au milieu de votre maison, ce mur « va rigoler Â» quand vous ouvrirez les fenĂȘtres pendant 5 minutes en hiver. En compĂ©tition avec l’air qui aura chutĂ© en tempĂ©rature rapidement, il rĂ©pondra : « Rien ne sert de courir petit, j’arrive, tu vas voir Â».

Au niveau physique, l’équilibre se fait en fonction de la masse.

Votre boisson de 0.5 dl, pensée pour vous rafraßchir en été, ne sera pas vraiment refroidie par un glaçon miniature. Mettre plusieurs glaçons changera la donne, par contre. Il est toujours question de proportion. Il faut considérer:

  • la masse (quantitĂ©), mais aussi
  • sa maniĂšre d’échanger, par exemple, le mur est plus ou moins en « contact » avec l’air Ă  chauffer.

Cette masse de terre, particuliĂšrement stable, tirera la tempĂ©rature « du moment Â» vers une tempĂ©rature moyenne plus clĂ©mente : sa tempĂ©rature de stabilitĂ©. La stabilitĂ© de 25 tonnes.

Vous avez tout compris Ă  prĂ©sent. Je le pense du moins, poursuivons :

Cette masse de terre n’a pas besoin d’ĂȘtre sous forme de mur. On peut construire gratuitement :

  • des socles pour plans de travail (cuisine) – la masse s’accumule vite, sans gĂȘner le passage,
  • des cloisons intĂ©rieures,
  • ou des meubles (penser au fameux canapĂ©/lit qui entoure certains poĂȘles de masse),
  • ceux qui veulent s’amuser peuvent mĂȘme crĂ©er un sofa en terre paille avec des palettes (propres et uniquement traitĂ©es thermiquement – logo « HT » pour Heat Treated) comme support.

Apporter une trĂšs grande masse thermique dans la maison coĂ»terait cher, si le matĂ©riau venait de loin. Ici, il est le plus souvent possible d’utiliser la terre de l’excavation des fondations.

  • On ne pourra faire plus local !

Concevoir avec ce qui est déjà là apporte assurément aussi son lot de satisfaction. Faire venir un mur de terre de Chine serait
 comment dire. Je préfÚre ne rien dire.

Je plisserai juste les yeux, ça suffira (rappel : je suis 1/4 chinois, j’ai le droit d’en rire).

« GĂ©nĂ©rositĂ© Â» de la terre

En hiver, on « sent Â» que la terre redistribue gĂ©nĂ©reusement sa chaleur.

  • Elle n’est pas « froide Â» comme un mur de bĂ©ton, contre lequel on Ă©vitera spontanĂ©ment de s’appuyer, ou
  • un carrelage trop froid qui demandera des pantoufles Ă©paisses.

Un « bĂ©ton de terre Â» scellĂ© avec une huile de lin est particuliĂšrement agrĂ©able en hiver* et apportera un confort plus que bienvenu quand vous marcherez pieds nus dans votre maison !

La terre Ă  vos pieds participera Ă©galement Ă  la stabilitĂ© de la tempĂ©rature. Ce sol peut, par exemple, ĂȘtre exposĂ© au soleil, lui aussi.

*Respect du temps de sĂ©chage pour une bonne polymĂ©risation, Ă©paisseur de couches suffisante, nombre de couches suffisant. Aussi : Attention aux talons-aiguilles. L’huile de lin rĂ©agit tellement fortement que je me demande comment on peut encore penser qu’elle est bonne Ă  consommer « pour des omĂ©ga-3 supposĂ©s essentiels ».

En Ă©tĂ©, cette terre gĂ©nĂ©reuse redistribue une part de « fraĂźcheur nocturne Â», comprise dans sa tempĂ©rature moyenne d’Ă©quilibre.

Selon votre rĂ©gion, certains apprĂ©cieront le cĂŽtĂ© « froid Â» du bĂ©ton ou de la pierre. Si vous vivez en zone chaude, un abri extĂ©rieur Ă  pavement de pierres est un vĂ©ritable cadeau pour se rafraĂźchir ! Si vous avez un chat ou un chien, vous l’observerez s’allonger rĂ©guliĂšrement sur du bĂ©ton (Ă  l’ombre).

Le confort thermique : De la masse, et des « Ă©changes Â» ?

Parlons isolation:

Pour dĂ©mystifier cet aspect de l’architecture, prenons exprĂšs un exemple qui semble (et semble seulement) compliquĂ©, de prime abord : le terme « pont thermique Â».

Bon, il y a deux mots : (a) « pont Â» et (b) « thermique Â».

(a) Pont peut aussi ĂȘtre remplacĂ© par « chemin Â» ou « raccourci Â» pour Ă©changer 


(b) « la tempĂ©rature Â» (thermique) entre diffĂ©rents « lieux Â».

Donc, un pont est juste un pont entre deux matĂ©riaux, connectĂ©s entre eux, dont il existe un chemin pour des Ă©changes de chaleur !

Comment Ă©viter un pont ?

  • On casse le pont.

Les matĂ©riaux connectĂ©s par un pont thermique peuvent ĂȘtre sĂ©parĂ©s par un « isolant Â» qui va les 
 « isoler Â» l’un de l’autre.

Votre belle fenĂȘtre est montĂ©e sur une magnifique pierre ? Du marbre peut-ĂȘtre ?

Ce marbre
 est autant Ă  l’extĂ©rieur qu’à l’intĂ©rieur, n’est-ce pas ?

  • C’est un pont thermique. Votre belle fenĂȘtre devient une faille dans la facture de chauffage, parce qu’elle est constamment en Ă©change thermique « rapide Â» avec l’extĂ©rieur.
  • L’effet est amplifiĂ©, s’il y a du vent, et encore plus important si de la pluie vient mouiller la pierre (eau + vent = Ă©vaporation = perte immense de chaleur, c’est pour cela que nous transpirons, c’est trĂšs efficace).

Remplacer cette « belle pierre Â» par de la paille enduite de chaux « Ă©vitera un pont thermique Â».

Dans les prochains paragraphes, je m’engage dans un dĂ©veloppement plus poussĂ© sur le sujet de l’isolation thermique. Pour les personnes qui souhaitent aller « Ă  l’essentiel », il vous suffit de poursuivre au prochain titre « chapeau et bottes« .


Si nous revenons Ă  l’essence mĂȘme de la thermodynamique :

L’air immobile est le seul isolant qui existe.

La stratĂ©gie des matĂ©riaux isolants se distingue donc par leur capacitĂ© Ă  « coincer Â» plus ou moins bien cet air en leur sein, tout en le retenant « immobile Â».

  • D’oĂč ces laines, fibres, matĂ©riaux « poreux Â» (sans ĂȘtre poreux Ă  la surface nĂ©cessairement).
  • D’oĂč l’idĂ©e du double vitrage avec une lame d’air
    • (a) suffisamment fine pour Ă©viter des courants d’air (air mobile) entre une surface froide – amenant une masse froide – et une surface chaude – amenant une masse chaude (la base du courant d’air = dĂ©placement d’un air dense – froid – vers un air moins dense – chaud, ou « qui monte Â»)
    • (b) suffisamment Ă©paisse pour ralentir le transfert de chaleur. Opter pour une 3Ăšme vitre est envisageable. Cela dit, il faut respecter ces deux premiers principes.

Dans le respect de ce principe, on comprend que la prĂ©sence d’air est importante, mais que l’épaisseur joue Ă©galement un rĂŽle. Un isolant est donc, par essence, plus lĂ©ger.

Cette proportion d’air « coincé » dans le matĂ©riau est un paramĂštre Ă  garder en tĂȘte.

  • De la paille est donc plus isolante que de la pierre.
  • Du bĂ©ton cellulaire isole mieux que du bĂ©ton standard (il est plus lĂ©ger, car il contient plus d’air).

Autre aspect essentiel : l’ordre de grandeur, comme toujours.

Un « super isolant Â» mis sur 2 cm ne sera JAMAIS aussi isolant qu’un isolant moyen sur 20 cm.

  • Une Ă©paisseur importante est Ă  considĂ©rer. Et comme les matĂ©riaux peuvent ĂȘtre chers « au volume Â», opter pour une bonne Ă©paisseur de paille peut s’avĂ©rer ĂȘtre le meilleur compromis, si ça ne vous dĂ©range pas d’avoir des murs plus imposants.

De la paille aux contours de la maison permet assurĂ©ment de diminuer la vitesse Ă  laquelle se dĂ©rouleront les Ă©changes thermiques avec l’extĂ©rieur.

  • Une ossature porteuse en bois peut, par exemple, ĂȘtre complĂ©tĂ©e par des murs (non considĂ©rĂ©s comme porteurs) avec une Ă©paisse couche de pailles, enduits de chaux Ă  l’extĂ©rieur et de terre Ă  l’intĂ©rieur. Ce serait idĂ©al.
  • Des murs porteurs en paille (Voir « Nebraska Â» ou « Jean-Philippe Valla Â») sont au moins aussi intĂ©ressants, si c’est autorisĂ© par votre lĂ©gislation locale.

La terre, quand elle est protĂ©gĂ©e des remontĂ©es capillaires (bottes) et des pluies battantes / ruisselantes (chapeau), possĂšde aussi une capacitĂ© de respiration et de « transpiration Â» idĂ©ale.

On parle d’une gestion de l’hygromĂ©trie. Elle n’est pas hermĂ©tique comme un K-Way d’une personne qui partirait marcher pour transpirer un maximum.

  • Elle « respire Â» pour rĂ©guler harmonieusement les Ă©ventuels excĂšs d’eau (sous forme liquide ou aĂ©rienne, d’eau ou de vapeur d’eau) vers l’extĂ©rieur.
  • Elle ne vous dessĂ©chera pas pour autant !

La stratĂ©gie autour de ces murs en terre n’est donc pas une impermĂ©abilitĂ©, comme avec l’approche conventionnelle qui propose (impose? A vous les studios) un pare-vapeur.

  • La chaux sera prĂ©fĂ©rĂ©e au ciment (portland). Pour les fondations comme pour les murs extĂ©rieurs.
  • La paille, et la laine de bois seront prĂ©fĂ©rĂ©es au polystyrĂšne (extrudĂ© ou non).
  • Au-dessus des fondations, une continuitĂ© capillaire sera conservĂ©e, pour favoriser les Ă©changes de l’eau avec l’extĂ©rieur (vapeur et liquide), et diriger les Ă©ventuels excĂšs d’eau vers l’extĂ©rieur GRÂCE À cette continuitĂ© capillaire.

Chapeau & Bottes : Une bonne couverture et de bonnes fondations

Les fondations seront, en revanche, nĂ©cessairement bien drainĂ©es et les collecteurs de pluie pensĂ©s intelligemment (pas de concentration de chĂ©neau sur un mur ou au pied d’un mur).

Un dĂ©bord de toit suffisant, proportionnellement Ă  la hauteur et au degrĂ© de chute de la pluie lĂ  oĂč vous vivez (les Bretons connaissent bien les pluies Ă  45°!).

Pour celles et ceux qui apprĂ©cient l’idĂ©e d’une harmonie entre les Ă©lĂ©ments, Ă  la sauce « mĂ©decine traditionnelle chinoise Â», voici une autre lecture, du mĂȘme phĂ©nomĂšne :

La Terre, protĂ©gĂ©e de « chapeau et de bottes Â», redirige harmonieusement l’Eau vers l’extĂ©rieur. On peut aussi dire qu’elle …

  • accueille volontiers un Feu abondant, dans de fortes chaleur, ou lors d’un rayonnement solaire direct en hiver.
  • gĂšre les excĂšs et lisse les minimas et les maximas.
  • restitue gĂ©nĂ©reusement un surplus – ou accueille un Ă©ventuel excĂšs – de chaleur.

Le Feu (du soleil ou du poĂȘle) chauffe la terre quand c’est nĂ©cessaire.

L’Air peut circuler. Il peut aussi attiser le Feu, sans refroidir votre maison.

  • Votre maison peut ĂȘtre aĂ©rĂ©e sans risque de perte de « fraĂźcheur Â» / « chaleur Â».

L’Eau, source de vie, ne stagne pas, car la maison possùde des bottes et un chapeau.

  • Moins de variations de tempĂ©ratures, moins de chance de dĂ©passer le « point de rosĂ©e Â».
  • Moins de problĂšmes d’hygromĂ©trie, sensiblement moins de risques de voir quelque chose moisir.

Et pour conclure, je me permets de me « lĂącher », avec les derniers/Ăšres survivant(e)s de cette longue lecture.

RedĂ©couvrir la terre 🌏: Une nouvelle Ăšre, retrouvant les origines de l’Air sĂ©culaire

Une maison EN Terre, et POUR la Terre đŸ’§đŸ”„đŸŒđŸ’šâ€“ William Janssens

đŸ”„Feu abonde chaque seconde,
Ardent, apaisé, il féconde.
💧Eau circule, apprend et intùgre,
Sans que rien ne se désintÚgre!
🌍Terre accueille et stocke gaiement
Harmonise les éléments.
💹Air pur distribue ! Et perdure
Ton millimĂštre de Mercure!

Il y a de quoi se vanter,
D’une maison Ă©quilibrĂ©e,
Aux enfants en pleine santé.

JANSSENS – Écrivain indĂ©pendant, 100% humain & 0% robotisĂ©



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