La Roquette 🌿 et le Rocket Stove đŸ”„Â = Armes de construction massive !

William JANSSENS – Écrivain indĂ©pendant, 100% humain & 0% robotisĂ©

Arme de construction massive #1 : La roquette #Testosterone #Bomb

Sans mauvais jeu de mots (trop tard), la roquette du jardin possĂšde des propriĂ©tĂ©s Ă©tonnantes pour soutenir la production endogĂšne de testostĂ©rone. Qui aurait cru que la salade pouvait nous aider dans nos objectifs de musculation ? Voire mĂȘme, dans un objectif de construction massive …

Heureusement, j’adore cette salade :

  • Elle pousse spontanĂ©ment absolument partout une fois qu’elle est implantĂ©e dans votre jardin. C’est trĂšs facile Ă  produire.
  • C’est dĂ©licieux (le goĂ»t est fort, tout le monde n’aimera pas),
  • Lors de la montĂ©e en graines, vous aurez de magnifiques fleurs que les abeilles adorent. DrĂŽle de voir qu’elles butinent par le dessous des fleurs !
  • Le bonus « anabolique Â», cĂŽtĂ© endocrinien, est un effet secondaire bienvenu, mais c’est vraiment un truc que je vous recommande pour un « jardin facile Â».

Évidemment, des semences reproductibles, PAS des F1 (hybrides contrĂŽlĂ©es par l’industrie des semences qui se passerait bien de votre autonomie en graines pour continuer Ă  faire du fric en stĂ©rilisant la nature).

Si l’effet sur la testostĂ©rone vous intĂ©resse, je vous recommande la lecture de cet article, Ă©crit par un collĂšgue infatigable qui rĂ©dige des articles depuis des annĂ©es !

Arme de construction massive #2 : Rocket Stove – PoĂȘle fusĂ©e

Le rocket stove est un « incontournable Â» de l’autonomie : Il permet d’obtenir un cuiseur avec diffĂ©rents matĂ©riaux – souvent recyclables et/ou trĂšs largement accessibles partout dans le monde, dans le but de pouvoir cuir ses petits plats, son cafĂ© ou son thĂ© avec quelques brindilles.

Ce n’est pas un miracle qui crĂ©e ce « bruit de fusĂ©e Â» (d’oĂč son nom totalement lĂ©gitime!), c’est une combustion incroyablement propre grĂące Ă  un design* qui respecte des principes prĂ©cis. *Un plan de construction.

J’ai fait de nombreuses recherches sur le net avant de construire mon 1er rocket stove.

Ce qui m’a le plus aidĂ©, c’est de comprendre un principe des proportions « 1/2/3/4 Â» pour le design du modĂšle en « J » (forme explicite Ă  l’image) :

1,2,3,4 plan rocket stove
  • x1 La mesure de base (mdb) = la distance qui forme le carrĂ© d’arrivĂ©e d’air : Soit 1x
    • Ce « carrĂ© Â» reprĂ©sente donc la taille/largeur du conduit en carrĂ©, tout au long du rocket stove
    • Par exemple, 8cm (dimension de mon premier essai)
  • 2x mdb permet d’obtenir le 1ercanal vertical, on y met les petits bouts de bois (ex : 16cm)
  • 3x mdb correspond Ă  la longueur du conduit horizontal infĂ©rieur (ex : 24cm)
  • 4x mdb correspond Ă  la hauteur du conduit vertical final, ou la « cheminĂ©e Â». (ex : 32cm)

L’explication claire (en français) de ce principe a Ă©tĂ© rĂ©cupĂ©rĂ© sur cette vidĂ©o, Ă  2’49 » :

Donc, vous pouvez façonner des rocket stoves de diffĂ©rentes tailles, tant que vous adaptez le reste des dimensions. C’est un aspect qui permet d’éviter de se tromper, tout en choisissant la taille (et donc la puissance) de votre brĂ»leur.

Pourquoi ces dimensions ? La chaleur monte, pas besoin d’aller dans trop de dĂ©tail Ă  ce stade.

Vous avez un conduit vertical « petit Â», puis un conduit vertical « 2x plus grand Â». Si la chaleur arrive jusqu’au conduit final, elle « tirera Â» tout le flux d’air vers la sortie prĂ©vue : la cheminĂ©e.

C’est comme imaginer la mĂȘme chose en syphon, mais Ă  l’envers, avec de l’eau.

  • Remplissez le rocket stove d’eau (imaginez hein, c’est uniquement pour l’explication).
  • Fermez les sorties de maniĂšre Ă©tanche.
  • Retournez le rocket stove et immergez les 2 sorties dans des bacs sĂ©parĂ©s, remplis d’eau.
  • Ouvrez les 2 cheminĂ©es et observez le flux : L’eau sortira par la « cheminĂ©e Â».
    • C’est un « siphon Â», en l’occurrence.

Dans le cas de l’eau, c’est la gravitĂ© que nous prenons principalement en compte.

Dans le cas du rocket stove, c’est la capacitĂ© de l’air chaud Ă  monter (et/ou la capacitĂ© de l’air froid Ă  descendre). Comme on va brĂ»ler du bois, la diffĂ©rence de tempĂ©rature sera trĂšs importante. Ceci crĂ©era donc un courant d’air important, qui sera canalisĂ© par votre rocket stove.

  • Vous obtiendrez le fameux bruit de fusĂ©e, si vous avez dimensionnĂ© correctement le brĂ»leur* (et que votre combustible est suffisamment sec
 je prĂ©cise).

*On parle de brĂ»leur pour la partie qui « brĂ»le » et de masse thermique pour le reste. Par exemple, un rocket stove est essentiellement un brĂ»leur. Les ajouts qui permettent de stocker de la chaleur dans une masse thermique avec le principe du Rocket MASS heater ne sont donc pas pris en compte ici. Le brĂ»leur est lĂ©ger et mĂȘme transportable.

J’ai pu crĂ©er un rocket stove Ă  partir de matĂ©riaux 100 % naturels,

  • gratuits,
  • Ă©cologiques et
  • locaux.

De la terre crue* du jardin (*non-cuite). Je remercie chaleureusement le rat taupier pour son travail d’extraction irrĂ©prochable. Il n’y avait qu’Ă  collecter, puis Ă  ramenerĂ  la brouette.

Du foin du champ d’à cĂŽtĂ©, en guise de fibres (de la tonte conviendrait tout aussi bien). L’essentiel est d’avoir une source de fibre, en tout cas pour une terre aussi argileuse que la mienne. Sans ajout de matiĂšre de ce type (forme de charge, pas uniquement les propriĂ©tĂ©s de liaison), cela augmente bien trop les risques de fractures au sĂ©chage, Ă  cause de la rĂ©tractation du type d’argile qui se trouve dans ma terre.

De l’eau super spĂ©ciale et extrĂȘmement coĂ»teuse, des Himalayas, importĂ©e seulement une fois par saison, par un importateur qu’on ne trouve que par des contacts protĂ©gĂ©s qui … Bon… Ă©videmment que non, c’est juste de l’eau de pluie, en fait.

  • De l’eau du rĂ©seau de distribution, ou en bouteille ira aussi, bien sĂ»r.
  • Ici, le tout va cuir progressivement, pas de risque de conserver indĂ©finiment des Ă©ventuelles moisissures si l’eau n’est pas excessivement chlorĂ©e (rĂ©seau), mĂȘme si elles apparaissent pendant le moulage, qui est nĂ©cessairement humide, toute forme de moisissure sera Ă©vacuĂ©e dĂ©finitivement Ă  la cuisson – mĂȘme la surface extĂ©rieure du rocket stove sera trop chaud pour la survie des micro-organismes.

Pour le coffrage, j’ai utilisĂ© du carton et du bois recyclĂ© (de palettes*).

*C’est pour cette raison que j’ai dĂ©butĂ© par une dimension de base de 8 cm, car ceci correspondait Ă  la taille des plots de la palette que j’avais utilisĂ©e.

Une fois le coffrage prĂȘt, il m’a suffit de

  • mĂ©langer la terre avec de l’eau,
  • d’y ajouter le foin et
  • de commencer Ă  me prendre pour un artiste !

J’ai surtout compris que c’était accessible dĂšs 3 ans, peut-ĂȘtre mĂȘme 2ans, pour les prĂ©coces :-). Et c’est 100 % sain, pas comme tous ces matĂ©riaux de construction actuels qui relĂącheront des composants volatiles qui dĂ©foncent les hormones de nos peintres – passez aux peintures Ă  la chaux les gars, l’acrylique n’est qu’une extension de l’industrie de la pĂ©trochimie ….

Construire avec de la terre est un vrai bonheur.

Je vous recommande ! DĂ©tail supplĂ©mentaire, ça ne tĂąche pas dĂ©finitivement. Un peu d’eau et vos habits pourront ĂȘtre rĂ©utilisĂ©s. Vous avez le droit de vous en mettre partout pendant le chantier. Au pire, ce sera… drĂŽle. C’est tout :).

Avant dĂ©coffrage, ça ressemblait Ă  ça :

Mon 1er rocket stove permettait dĂ©jĂ  de faire bouillir de l’eau pour un cafĂ©. PlutĂŽt un ristretto (1-2dl) qu’un Venti du Starbucks, cela dit.

Oui, les plus observateurs auront remarquĂ© la roquette derriĂšre, bien jouĂ© !

Mon second rocket stove Ă©tait juste plus pratique Ă  nettoyer, parce qu’il Ă©tait « ouvert Â» avec une pierre sur l’avant.

  • Un parpaing, une brique, tout ce qui permet de fermer l’entrĂ©e (sans brĂ»ler) faisait l’affaire.
  • Pour poser ma cafetiĂšre, j’ai utilisĂ© 3 petites pierres trouvĂ©e dans le jardin pour tenir mon cafĂ© Ă  une hauteur acceptable pour chauffer sans bloquer le flux.

Mon 3Ăšme, façonnĂ© pour avoir obtenir un conduit d’air plus propre :

Je tente l’intĂ©gration d’une grille directement dans la terre. Cette derniĂšre plaçait la cafetiĂšre trop haute
 Bref, encore un design expĂ©rimental supplĂ©mentaire :

ExpĂ©rimental, disais-je. Oui, car ce rocket stove se fissurait…

puis… il s’est divisĂ© en deux ! #CassĂ© #IrrĂ©parable? #NooOon #RienNeSePerdTkt

C’était Ă  prĂ©voir :

  1. Ma terre est trĂšs riche en argile (sĂ»rement >30%, et c’est clairement pas de la kaolinite, elle se rĂ©tracte fortement).
  2. C’est de la terre crue de base et 
 je n’ai mĂȘme pas eu la patience d’attendre une sĂšche complĂšte. Oui, j’avais dĂ©jĂ  dĂ©marrĂ© le brĂ»leur alors que la terre Ă©tait encore mouillĂ©e
 ‘pas possible ce gosse qui doit jouer avant que le joujou soit prĂȘt 


A ce stade, je me suis dit qu’il fallait que je fasse un vrai moule. J’ai recommencĂ©, avec tout ce que j’avais dĂ©jĂ . Indication : Je nettoyais l’intĂ©rieur avec les cendres, d’oĂč la couleur observĂ©e.

Et ces morceaux restants contenaient dĂ©jĂ  de la terre qui avait pu cuire…

  • De la terre nouvellement cuite ! C’Ă©tait Ă  prĂ©voir, mais … ça m’a fascinĂ©. Allez savoir…

Technique pour vous éviter de perdre du temps (et vos poignets) dans la création de poudre de terre cuite (appelée aussi tuileau) :

  • Utiliser un marteau arrondi retournĂ©, puis faire des mouvements de balancier (avant/arriĂšre, gauche/droite, ou autre direction improbable qui vous permet ponctuellement de soulager les muscles de vos avant-bras en pleine fusion).
  • C’est rapide, efficace, et ça vous Ă©vite aussi d’avoir des morceaux qui jaillissent autour de vous. D’ailleurs, portez au moins les lunettes !

Donc, toujours avec la mĂȘme terre, j’ai dĂ©cidĂ© pour la premiĂšre fois de faire 3 moules.

  • C’est un coffrage super simple, et la sĂšche est assez rapide (mĂȘme pour l’impatient que je suis).

C’était top ! Gros progrĂšs par rapport Ă  la version prĂ©cĂ©dente.

Bon, mĂȘme si le but en extĂ©rieur n’est pas ici d’avoir quelque chose d’étanche*, ça ne me suffisait pas. *On voyait le feu jaillir du bloc 1 au bloc 2 !!!

En juillet (3mois plus tard), j’ai enfin du temps Ă  disposition. Je façonne donc la totalitĂ© en un seul moule, tout y en ajoutant mes derniĂšres comprĂ©hensions.

Moule Ă  peine plus difficile :

  • Une fois que la terre se rigidifie assez pour ajouter le haut de la cheminĂ©e, ajouter un Ă©tage de coffrage. Des visses et des bouts de planche de bois, rien de fou.
  • Penser Ă  mettre les tĂȘtes de visses en DEHORS du coffrage (non, je vois pas pourquoi vous pensez que j’ai dĂ©jĂ  fait l’inverse. Franchement !).

Mon dernier rocket stove, le 4Ăšme et actuel.

Il est le plus efficace de tous pour 4 raisons principales :

  1. Le conduit est de 10cm, donc il est plus puissant par design.
  2. Il est mieux construit, car je l’ai directement coulĂ© avec la terre prĂ©cĂ©dente.
  3. La terre prĂ©cĂ©dente contenait dĂ©jĂ  un peu de terre « cuite Â», simplement parce que j’ai utilisĂ© le rocket stove de nombreuses fois. Et le feu
 ben ça cuit ! Ceci reprĂ©sente donc une terre dĂ©jĂ  un peu travaillĂ©e, mĂȘme si c’est celle de dĂ©part. Un peu comme l’ajout de tuileau (tuile cassĂ©e) dans une prĂ©paration de terre, pour avoir dĂ©jĂ  un certain pourcentage d’élĂ©ment oxydĂ©. Pour les plus curieux, on parle de taux d’alumine (aluminium oxydĂ©) et de silicate (silicium oxydĂ©), par rapport Ă  leur capacitĂ© rĂ©fractaire. 🙂
  4. J’ai rĂ©cupĂ©rĂ© le design Open Source de Uzume (la rĂ©fĂ©rence en matiĂšre de construction de poĂȘle de masse – Avec un nom de DĂ©esse de l’ancien Japon, c’est clair que ça peut devenir une rĂ©fĂ©rence !!), avec l’effet venturi et le semi octogone du conduit d’évacuation, pour obtenir un maximum de turbulences par l’accĂ©lĂ©ration et la redirection « chaotique »*
    • Ce mĂ©lange rapide des fumĂ©es permet une meilleure combustion des gazes, notamment le monoxyde de carbone (CO) restant, qui n’est donc que partiellement oxydĂ© Ă  ce stade, avant que la totalitĂ© de l’Ă©nergie soit extraite pour que du dioxyde de carbone – CO2 – en sorte.
    • Les flammes ne doivent pas SORTIR du rocket stove, car cela signifie que la combustion n’est pas terminĂ©e quand les flammes sortent. Elles n’auront pas la possibilitĂ© de finaliser une combustion propre une fois hors du brĂ»leur. C’est instagrammable d’avoir des flammes qui sortent, mais c’est naze au niveau de la qualitĂ© de la combustion.
    • On peut pas tout avoir ! Il suffit d’observer le champignon de flammes turbulentes Ă  l’intĂ©rieur. Perso’, je trouve ça carrĂ©ment instagrammable. 🙂

Le bruit me lance carrément dans un état méditatif.

La combustion accĂ©lĂ©rĂ©e (par l’effet venturi, donc la fente qui rĂ©duit la largeur, qui force le flux Ă  accĂ©lĂ©rer, avec une baisse proportionnelle de la pression selon les principes de Bernouli) qui vient buter contre le semi octogone pour former un champignon d’explosion est juste sublime.

Bref, vous avez compris, je suis fier de ce truc gratuit 100 % façonnĂ© par 
 moi-mĂȘme. C’est tout simple, c’est accessible, et c’est tellement satisfaisant, je vous le recommande !

Je consomme ici un thĂ© avec des plantes du jardin. On varie selon nos besoins (ici, c’Ă©tait menthe et queue de cerise). En tout cas, on voit bien le champignon de flammes causĂ© par la partie qui optimise les turbulences.

  • le semi octogone est fabriquĂ© simplement avec les bords chanfreinĂ©s Ă  45° dans les bois que j’ai moulĂ© (une scie circulaire se rĂšgle aisĂ©ment Ă  l’angle de 45°).
  • La fente d’accĂ©lĂ©ration a Ă©tĂ© fabriquĂ©e de la mĂȘme maniĂšre, sur un bloc de palette chanfreinĂ©s Ă©galement Ă  45° (visible sur la photo du moule plus haut).

Oh, astuce de nettoyage, car mĂȘme si la combustion est exceptionnelle, cela peut crĂ©er de la suie :

  • Une fois que l’inox est rempli de suie, ==> utiliser la cendre* pour la « lier Â» avec la suie.
  • Frotter. Et ça part !
    • Un peu d’eau pour vous rincer les mains (la suie part tout aussi bien de vos mains avec des cendres et de l’eau).
    • Comme il y a des cendres* Ă  chaque utilisation, le nettoyage gratuit est inclus !

*Partie incombustible du bois, donc riche en minĂ©raux, particuliĂšrement en calcium et en potassium – d’oĂč le terme « potassium » d’ailleurs, et la potasse (pot-ashes, an anglais – [fr] cendres des pots). Les cendres qui viennent aussi historiquement des pots de terre cuite.

Ajout de derniĂšre minute : Maintenant, je cuis mes courgettes au rocket stove aussi ! Dans de l’eau, servie ensuite avec vinaigre, huile de coco et d’olive, un peu de beurre, poivre, sel, et origan. Quel bonheur (autre source de potassium d’ailleurs, les courgettes).

  • Évidemment, des courgettes libres, reproductibles et non conventionnelles par essence,
  • sans biocides (pesticides, fongicides, herbicides ou autre substance qui assassine la vie)
  • sans intrants (NPK qui dĂ©fonce la terre et enrichit souvent le sol en cadmium, selon les sites d’extraction – Merci Ă  Anthony Berthou pour cette derniĂšre information !).

Gardez le feu đŸ”„ ! Comme on dit si justement en Belgique 🙂

William JANSSENS – Écrivain indĂ©pendant, 100% humain & 0% robotisĂ©


Note, parce que j’avais envie d’ajouter quelque chose :

Le feu ne brûle pas directement le bois. Il consomme les gazes qui en sortent.

La partie du bois particuliÚrement riche en énergie est composée de lignines. Je vous résume quelques détails, mais si vous souhaitez aller plus loin, voici un article qui mentionne quelques uns de ces points (avec des détails sur la chimie).

Les gazes qui sortent du bois sont riches en Ă©nergie, car remplis de protons « H ». Une fois encore, je ne rentre pas dans les dĂ©tails en parlant des rĂ©actions d’oxydorĂ©duction, mais c’est bien ce qu’il se passe ici : Des Ă©changes entre des charges que nous retrouvons Ă  une toute toute petite Ă©chelle.

  • Quand nous chauffons le bois, les derniers pourcentages d’humiditĂ© excĂ©dentaires s’Ă©chappent. La premiĂšre Ă©tape est donc liĂ©e Ă  la sĂšche. J’ai d’ailleurs Ă©crit un livre dessus, mais c’est pour les humains, haha.
  • Ensuite, quand les gazes du bois s’échapperont sous effet de la chaleur, vous brĂ»lerez, par exemple, du mĂ©thanol (qui a beaucoup de « H »). Et si vous ĂȘtes capables d’en extraire le maximum d’Ă©nergie, vous en sortirez du carbone bien oxydĂ©, du dioxyde de carbone, ou CO2.
  • Si vous laissez brĂ»ler les braises, vous produirez une bien plus grande quantitĂ© de carbone partiellement oxydĂ©, appelĂ© le monoxyde de carbone (CO). Oui, ça chauffe mais (a) pas autant que les flammes et (b) pas aussi proprement !

L’idĂ©al reste donc de cuir grĂące Ă  la chaleur des flammes et non grĂące Ă  la chaleur issues des braises. C’est une des forces exceptionnelles du rocket stove :

  • Il base la cuisson sur une trĂšs bonne combustion.
  • Le rapport CO2/CO dĂ©termine la qualitĂ© de l’extraction d’Ă©nergie.

On peut dire que lorsque nous extrayons bien l’Ă©nergie contenue dans le bois, on fait un peu comme le corps qui peut produire du CO2 en extrayant l’Ă©nergie solaire du sucre (créé par photosynthĂšse des plantes) .

  • Il existe d’ailleurs des arguments en faveur d’une oxydation suffisante des glucides pour produire 50% plus de CO2 que lorsque nous oxydons les graisses (toujours, pour en extraire de l’Ă©nergie via une phosphorylation oxydative, majoritairement).
  • C’est liĂ© Ă  une Ă©tape d’extraction d’Ă©nergie qui s’appelle le cycle de Krebs.

Dans le corps, ce n’est Ă©videmment PAS une combustion et nos mitochondries ne sont pas des « mini rocket stoves », c’est un principe diffĂ©rent, que je prĂ©senterai assurĂ©ment prochainement. Affaire Ă  suivre !

#MusiqueDeFin #FrustrationDeL’AttenteDuProchainÉpisode #DĂ©solĂ©Toutçatoutça


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